Assurance retraite: Que faut-il prévoir ?

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Mettre en place des outils d'épargne à moyen et long terme est devenu une nécessité pour faire face à la baisse prévue des retraites. Mais la réussite d'un dispositif de retraite supplémentaire implique l'allégement d'une fiscalité et de prélèvements sociaux qui rendent l'effort d'épargne trop lourd. On sait aujourd'hui avec certitude que les retraites ne seront plus ce qu'elles ont été au cours des dernières années et qu'elles sont encore aujourd'hui. Sous l'effet conjugué de l'allongement de la durée moyenne de la vie et de l'évolution de la pyramide des âges les grands équilibres des régimes de retraite ne pourront être maintenus qu'au prix d'une baisse sensible du rendement des cotisations.

À partir des années 2006-2007, la génération nombreuse du baby-boom atteindra l'âge de la retraite (plus tôt en fait, avec la multiplication des départs précoces, favorisés par les dispositifs de préretraite) suivie de générations creuses.

Telle est la réalité avec laquelle il va falloir apprendre à vivre. Il faut arrêter de verser des cotisations sociales sans en contrôler l'utilisation et la rentabilité ! Une cotisation à une caisse de retraite, une prime d'assurance complémentaire santé, c'est de l'investissement. Non qu'il y ait des doutes sur la gestion des caisses de retraite, mais on ne doit pas se contenter d'un blanc-seing aux organismes paritaires : ils ont des efforts de gestion considérables à faire. Il faut s'assurer qu'ils les font bien. Il faut également trouver des solutions de complément, pour remplacer les revenus que des pensions réduites n'assureront plus entièrement. Pas question de remettre en cause la retraite par répartition, qui demeure indispensable pour assurer l'avenir des générations futures.

En effet, la substitution de la capitalisation à la répartition est irréaliste : comment pourrait-on réunir le capital nécessaire au financement des 1 000 milliards de francs que représentent les pensions versées aux retraités chaque année ? Cela n'empêche qu'on a besoin de la retraite par capitalisation pour permettre aux actifs d'aujourd'hui de préparer le complément de revenu dont ils auront besoin dans l'avenir. Pour le moment, les salariés ne peuvent en général envisager d'épargner qu'après le prélèvement de l'impôt sur le revenu, ce qui rend les choses forcément très difficiles. Quels sont les moyens pour s'assurer une assurance retraite ?

D'abord, un portefeuille de valeurs mobilières, puisqu'on sait que sur une longue période c'est là qu'on obtient le meilleur rendement et que l'on y bénéficie d'une fiscalité allégée. Construire un portefeuille de valeurs mobilières peut se faire au moyen de différentes enveloppes fiscales: le PEA, à raison de 600 000 francs par personne au maximum, soit 1, 2 million de francs pour un foyer fiscal. Le PEA permet d'acheter et de vendre des actions françaises, de capitaliser les plus-values et les revenus sans être soumis à l'impôt.

En contrepartie, l'épargne est bloquée pour cinq ans. Aucun versement minimum initial n'est exigé et les versements peuvent être effectués en une ou plusieurs fois pendant toute la durée du plan. Une autre enveloppe fiscale, le Plan d'épargne populaire (PEP), permet également de placer 600 000 francs par personne. C'est un excellent support retraite dont la durée de base est de dix ans (tout retrait de fonds avant ce terme entraîne en principe la clôture du PEP). Au terme des dix ans, le souscripteur peut opter pour une sortie en capital ou en rente viagère, celle-ci bénéficiant de conditions d'exonération fiscale très intéressantes, pour tout dire uniques.